Le voyage résiste, mais les défaillances repartent à la hausse

Le troisième trimestre remet la fragilité financière du secteur au premier plan. Selon le baromètre Altares Dun & Bradstreet France, le voyage enregistre 28 défaillances d’entreprises contre 24 un an plus tôt (+16,7 %) : les agences restent stables à 13 procédures, tandis que les voyagistes passent de 5 à 7 et les services de réservation de 6 à 8. L’hébergement se tend encore davantage,avec des défaillances en hausse de plus de 30 % et +28 % pour les hôtels. Pour Thierry Millon, directeur des études d’Altares, l’emballement semble peut-être derrière nous, mais pas la fragilité financière.
Le MICE garde le moral — et Paris reste dans le match

Le marché des meetings et événements aborde 2027 avec confiance malgré la hausse des coûts et l’incertitude géopolitique. Selon le Meetings & Events Forecast d’American Express Global Business Travel, 93 % des organisateurs se disent optimistes,tandis que 91 % anticipent une hausse des budgets. Paris se classe quatrième destination européenne derrière Barcelone, Londres et Madrid. L’expérience participant reste la priorité numéro un : le MICE veut maîtriser les coûts,mais sans sacrifier l’humain.
Self-booking : le bon outil n’est pas forcément le plus riche

Pour une ETI, choisir une plateforme de self-booking ne se résume ni au prix ni à la longueur de la fiche produit. HDB Solutions compare six solutions majeures du marché autour de quatre critères qui font réellement la différence : intégrations,expérience mobile, reporting et coût total de possession. Le vrai ROI se joue ensuite sur l’adoption : une plateforme bien paramétrée réduit les réservations hors politique, automatise les tâches répétitives du Travel Manager et transforme les données voyage en outil de pilotage. Autrement dit, le meilleur outil est celui que les équipes utilisent vraiment.
Esprit de France veut désormais gérer les hôtels des autres

Après avoir construit son modèle autour de ses propres établissements, Esprit de France ouvre davantage son savoir-faire aux propriétaires indépendants. Le groupe piloté par Jérémie de Fombelle exploite 11 hôtels en propriété et veut accélérer la gestion pour compte de tiers en marque blanche. Les résultats donnent du poids à cette stratégie : 69 M€ de chiffre d’affaires en 2025 (+16%) et, au premier semestre 2026, un taux d’occupation de 86,5 % pour un RevPARde 302 €. L’enjeu : monétiser un back-office déjà structuré sans diluer l’identité des hôtels.
414 000 € pour une île entière… sans électricité

Pour le prix d’un bel appartement, direction les Shetland : l’île de Hildasay est à vendre pour 350 000 £, soit environ 414 000 €. Près de 110 hectares, deux lochs, une faune spectaculaire et un calme total… mais aucun raccordement au réseau électrique et un accès uniquement par bateau. Sur place, un abri traditionnel en pierre fait office de logement. Le rêve de déconnexion ultime existe donc —à condition d’aimer vraiment couper.
Relais & Châteaux met la durabilité au tableau de bord

Relais & Châteaux passe de l’engagement à la mesure. L’association, qui réunit 580 hôtels et restaurants indépendants dans 65 pays, déploie MyImpact, une plateforme conçue pour mesurer l’empreinte carbone et suivre les performances environnementales de chaque membre. Construite à partir des méthodes de l’ADEME et du Greenhouse Gas Protocol, elle adapte le pilotage aux réalités de chaque territoire. Quand 85 % des voyageurs déclarent qu’un tourisme plus durable compte pour eux, la promesse verte devient un indicateur à suivre, pas seulement un discours.


